Pourquoi recruter devient de plus en plus difficile en France ?

Actus externalisation 20 août 2026

Trouver le bon candidat reste une difficulté importante pour de nombreuses entreprises françaises. Les PME sont particulièrement concernées lorsqu’elles recherchent des compétences spécifiques, doivent remplacer rapidement un salarié ou ne disposent pas d’un service RH suffisamment dimensionné pour gérer plusieurs recrutements en parallèle.

La situation doit toutefois être nuancée. En 2026, France Travail recense environ 2,3 millions de projets d’embauche et 43,8 % sont considérés comme difficiles par les employeurs. Cette proportion reste élevée, même si elle diminue par rapport à 2025, où un recrutement sur deux était jugé difficile.

Le recrutement difficile en France ne s’explique donc pas uniquement par une pénurie générale de candidats. Manque de profils adaptés, compétences recherchées rares, attractivité du poste, niveau de rémunération, concurrence entre employeurs et organisation interne peuvent se combiner.

Pour une PME, la question devient alors double : comment continuer à recruter les compétences stratégiques et comment éviter que toutes les fonctions nécessaires au développement de l’entreprise dépendent systématiquement de nouvelles embauches ?

Pourquoi les entreprises rencontrent-elles encore des difficultés à recruter ?

Le marché de l’emploi ne présente pas la même situation selon les professions, les territoires ou les secteurs.

Une entreprise peut recevoir de nombreuses candidatures pour une fonction et rencontrer une véritable pénurie quelques semaines plus tard lorsqu’elle recherche un autre profil.

France Travail indique que le manque de candidatures adaptées reste l’une des principales raisons avancées par les employeurs anticipant des difficultés. La concurrence entre entreprises, le niveau de rémunération proposé et le manque de qualifications font également partie des obstacles identifiés.

La difficulté ne réside donc pas toujours dans l’absence totale de candidats. Il existe souvent un écart entre les profils disponibles et les compétences, l’expérience, la localisation ou les conditions recherchées par l’entreprise.

Pour les PME, cet écart peut être encore plus difficile à gérer lorsqu’elles disposent de moins de ressources pour rechercher, sélectionner et intégrer les candidats.

Pourquoi parle-t-on encore de pénurie de candidats ?

La notion de pénurie de candidats recouvre plusieurs situations.

Dans certains métiers, le nombre de personnes disponibles ne suffit réellement pas à couvrir les besoins. Dans d’autres, les candidats existent mais ne disposent pas des compétences recherchées ou privilégient d’autres employeurs.

Il faut également tenir compte des attentes professionnelles. Le salaire n’est plus le seul élément pris en considération. Les conditions de travail, les horaires, la localisation, les possibilités d’évolution ou l’organisation proposée peuvent influencer une candidature.

Un poste peut donc rester vacant alors que des demandeurs d’emploi sont présents sur le territoire.

C’est ce décalage entre offre et demande qui rend certains recrutements particulièrement longs.

Quels métiers restent les plus difficiles à recruter ?

Les tensions ne sont pas réparties uniformément.

Les enquêtes de France Travail montrent régulièrement des difficultés importantes dans la construction, l’industrie, la réparation automobile, la santé et l’action sociale. En 2025, par exemple, les employeurs signalaient des niveaux élevés de difficulté pour plusieurs professions techniques, médicales et du bâtiment.

Parmi les situations les plus sensibles figuraient notamment :

  • certains métiers du bâtiment comme couvreur ou charpentier ;
  • les fonctions techniques de l’industrie et de l’usinage ;
  • les mécaniciens et carrossiers ;
  • les métiers médicaux, paramédicaux et du soin ;
  • plusieurs fonctions nécessitant une qualification ou une expérience spécifique.

Les métiers en tension évoluent néanmoins avec la conjoncture et le territoire. Une entreprise doit donc analyser son propre bassin d’emploi plutôt que de raisonner uniquement à partir d’une tendance nationale.

Pourquoi les difficultés de recrutement touchent-elles particulièrement les PME ?

Une grande entreprise et une PME ne disposent généralement pas des mêmes moyens pour attirer un candidat.

Les grands groupes bénéficient souvent d’une marque employeur connue, d’équipes RH spécialisées et de processus de recrutement déjà structurés. Ils peuvent également disposer de davantage de ressources pour diffuser leurs annonces et gérer leur vivier de candidatures.

Dans une PME, le recrutement RH peut être assuré directement par le dirigeant, un responsable administratif ou un collaborateur qui exerce déjà d’autres fonctions.

Chaque recrutement vient alors s’ajouter aux opérations quotidiennes.

Il faut rédiger et publier l’offre, réceptionner les candidatures, effectuer une première sélection, organiser les entretiens, préparer les documents nécessaires puis suivre l’arrivée du nouveau collaborateur.

Le manque de temps devient lui-même un frein au recrutement.

Un recrutement plus long coûte-t-il réellement plus cher à l’entreprise ?

Oui, car le coût d’un recrutement ne se limite pas à la diffusion d’une annonce ou au salaire du futur collaborateur.

Un poste vacant pendant plusieurs semaines peut augmenter la charge supportée par le reste de l’équipe. Certains projets prennent du retard et les responsables consacrent davantage de temps à compenser l’absence de la ressource recherchée.

À cela s’ajoute le temps consacré au recrutement lui-même.

Lorsque les candidatures pertinentes sont rares, l’entreprise doit parfois recommencer plusieurs fois la recherche ou multiplier les entretiens.

Pour une PME disposant d’une petite équipe, ces heures ont un impact direct sur les autres activités.

Faut-il élargir les critères lorsqu’un poste reste vacant ?

Pas systématiquement, mais il peut être utile de distinguer les compétences réellement indispensables de celles qui peuvent être acquises après l’embauche.

Une fiche de poste construite autour d’un profil idéal très précis réduit naturellement le nombre de candidats potentiels.

L’entreprise peut donc analyser les compétences essentielles dès la prise de poste, celles qui peuvent être développées progressivement et les missions qui pourraient éventuellement être réparties différemment.

Cette réflexion permet parfois de découvrir que le besoin initial regroupe plusieurs fonctions qui ne nécessitent pas forcément un recrutement unique.

Il peut notamment exister un besoin métier stratégique d’un côté et plusieurs opérations administratives de l’autre.

Recruter est-il toujours nécessaire pour absorber une nouvelle charge de travail ?

Non. Un besoin de ressources supplémentaires ne correspond pas automatiquement à un besoin d’embauche.

Lorsqu’une entreprise connaît une hausse d’activité, elle doit commencer par déterminer la nature des nouvelles tâches.

Si elles correspondent directement au cœur de métier, mobilisent une compétence stratégique et nécessitent une présence durable dans l’entreprise, le recrutement peut être la solution adaptée.

En revanche, certaines opérations support peuvent être confiées à des ressources externes.

Cette distinction devient particulièrement importante dans un contexte où les recrutements demandent du temps et où certaines compétences sont difficiles à trouver.

L’externalisation ne remplace donc pas systématiquement l’embauche. Elle permet de réserver le recrutement aux postes pour lesquels une ressource interne apporte une réelle valeur stratégique.

Comment l’externalisation RH peut-elle soulager une PME ?

Une entreprise peut conserver en interne ses décisions RH tout en déléguant certaines opérations nécessaires à leur mise en œuvre.

L’externalisation des ressources humaines peut notamment concerner le suivi administratif du personnel, certaines étapes du recrutement, la gestion des dossiers salariés ou l’accompagnement administratif lié à l’intégration de nouveaux collaborateurs. Rouge Hexagone propose précisément une intervention partielle ou récurrente sur ces fonctions, tandis que l’entreprise conserve ses décisions managériales et sa responsabilité finale.

Cette organisation peut être particulièrement intéressante lorsqu’un dirigeant ou un responsable administratif consacre une partie importante de son temps à des tâches RH répétitives.

L’objectif n’est pas de perdre le contrôle de la fonction ressources humaines. Il consiste à mieux répartir le travail entre ce qui nécessite une décision interne et ce qui peut être préparé ou suivi à distance.

Pourquoi la paie devient-elle également un enjeu lorsque l’effectif augmente ?

Chaque recrutement crée également de nouvelles opérations après l’embauche.

Les informations du salarié doivent être suivies, les absences et variables collectées, les justificatifs classés et les données nécessaires à la paie transmises dans les délais.

À mesure que l’effectif augmente, cette préparation représente une charge récurrente.

L’externalisation de la paie permet de déléguer certaines opérations administratives comme la collecte des variables, leur saisie, le classement des justificatifs et les contrôles de cohérence, tout en conservant les validations nécessaires au sein de l’organisation prévue par l’entreprise.

Pour une entreprise qui étudie cette possibilité, il est également important de déterminer précisément le périmètre confié, les procédures, les outils utilisés, les règles de sécurité et les responsabilités de chaque intervenant. Le guide Rouge Hexagone « Comment bien choisir un prestataire pour externaliser sa paie ? » détaille ces critères et les points à vérifier avant de contractualiser.

Quel rôle joue la charge administrative dans les difficultés de recrutement ?

Les difficultés peuvent commencer avant même la recherche du candidat.

Une entreprise qui manque de ressources administratives peut considérer le recrutement comme la seule solution alors qu’une partie de la surcharge provient de tâches qui pourraient être organisées autrement.

Traitement documentaire, saisie, classement, suivi de dossiers, mise à jour des informations ou gestion de certaines opérations de back-office mobilisent parfois des salariés recrutés initialement pour d’autres missions.

Avant de créer un nouveau poste, il peut donc être pertinent d’identifier ce qui occupe réellement les équipes.

L’externalisation administrative permet alors de déléguer certaines tâches récurrentes sans augmenter immédiatement les effectifs permanents. Rouge Hexagone positionne notamment cette prestation sur le traitement administratif, le back-office et différentes opérations support nécessaires au fonctionnement quotidien des entreprises.

Comment choisir entre recrutement et externalisation ?

Il ne s’agit pas d’opposer systématiquement les deux solutions.

Une entreprise a besoin de salariés internes pour construire ses compétences, conserver son savoir-faire et développer les fonctions stratégiques.

L’externalisation répond à une logique différente.

Elle devient pertinente pour certaines tâches support, pour un besoin dont le volume varie ou lorsqu’il n’est pas nécessaire de créer immédiatement un poste permanent.

La bonne question n’est donc pas seulement : « Pouvons-nous recruter ? »

Il faut également se demander : « Avons-nous réellement besoin d’internaliser cette fonction ? »

Cette distinction peut aider une PME à concentrer ses efforts de recrutement sur les postes réellement déterminants tout en organisant autrement les activités support.

Comment mieux recruter lorsque les candidats sont difficiles à trouver ?

Lorsque le recrutement est indispensable, l’entreprise doit éviter de disperser ses ressources.

Clarifier le besoin, simplifier le processus, identifier rapidement les candidatures adaptées et consacrer davantage de temps aux échanges avec les profils pertinents permet de rendre le recrutement plus efficace.

Parallèlement, déléguer une partie de l’administration RH ou des autres fonctions support peut redonner de la disponibilité aux personnes chargées de recruter.

Une PME ne résout pas une pénurie de compétences en externalisant son administratif. En revanche, elle évite de mobiliser ses ressources RH sur des tâches qui peuvent être traitées autrement.

Elle peut ainsi concentrer davantage d’énergie sur les recrutements réellement difficiles.

Rouge Hexagone peut-il aider une entreprise confrontée à des difficultés de recrutement ?

Rouge Hexagone accompagne les entreprises qui souhaitent renforcer leurs ressources sans systématiquement multiplier les recrutements internes.

Selon l’organisation et les besoins, une partie des fonctions support peut être confiée à une équipe externe : gestion administrative RH, suivi de dossiers du personnel, soutien aux opérations de recrutement, préparation administrative de la paie ou autres tâches de back-office.

Cette approche permet à l’entreprise de réserver ses recrutements aux compétences qu’elle souhaite réellement développer et conserver en interne.

Elle peut également répondre à un besoin ponctuel, accompagner une hausse d’activité ou renforcer un service déjà en place sans créer immédiatement un nouveau poste.

L’externalisation ne supprime pas les difficultés du marché de l’emploi. Elle offre en revanche une autre manière d’organiser les ressources de l’entreprise lorsqu’un recrutement est long, difficile ou simplement non indispensable pour certaines fonctions support.

Vous manquez de ressources pour gérer vos fonctions RH ou administratives ? Rouge Hexagone peut étudier les missions pouvant être externalisées et proposer une organisation adaptée à votre entreprise.

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