Les termes délocalisation et externalisation sont parfois confondus car ils impliquent tous deux un transfert d’activité en dehors de l’entreprise. Pourtant, ils désignent des réalités différentes : la délocalisation déplace une activité vers un autre pays tout en restant pilotée par l’entreprise, tandis que l’externalisation confie une fonction à un prestataire externe, qu’il soit local, national ou international.
Comprendre cette nuance évite les amalgames et aide à choisir la solution la plus adaptée selon vos objectifs de coût, de contrôle et de flexibilité.
Tableau comparatif : délocalisation vs externalisation
Pour bien saisir la différence entre ces deux approches, il est utile de les comparer critère par critère. Le tableau ci-dessous synthétise les points qui les distinguent le plus clairement.
Critère | Délocalisation | Externalisation |
---|---|---|
Définition | Transfert d’une activité de l’entreprise vers un autre pays | Délégation d’une fonction ou d’un processus à un prestataire externe |
Localisation | Toujours à l’étranger (offshore, nearshore) | Locale, nationale ou internationale |
Gestion | Pilotage direct par l’entreprise (filiale, site dédié) | Pilotage partagé : entreprise + prestataire |
Objectif principal | Réduction des coûts de production (salaires, fiscalité, infrastructures) | Optimisation, flexibilité et recentrage sur le cœur de métier |
Responsabilité | Entièrement assumée par l’entreprise | Partagée avec le prestataire selon le contrat |
Durée | Long terme, investissement structurel (implantation) | Flexible, ajustable selon le périmètre et le contrat |
Exemples typiques | Usine textile en Asie, centre d’appels à l’étranger | Externalisation de la paie, du support client, de l’IT, de l’administratif |
Quand parle-t-on de délocalisation ?
Il y a délocalisation lorsque l’entreprise décide de déplacer une activité dans un autre pays pour bénéficier d’avantages de coûts ou d’accès à des ressources.
- Une entreprise textile ferme un site en France et ouvre une usine au Bangladesh.
- Une société de services installe un centre d’appels au Maroc ou à Madagascar.
La délocalisation implique un investissement lourd (implantation, management local, conformité juridique et sociale). L’entreprise reste propriétaire et responsable de l’activité.
Quand parle-t-on d’externalisation ?
L’externalisation n’implique pas nécessairement de déplacement géographique. Elle consiste à confier une fonction à un prestataire spécialisé, qu’il soit proche ou à l’international.
- Une PME confie sa gestion administrative à un prestataire basé en France.
- Une start‑up externalise son support client auprès d’un centre de contact au Maghreb.
- Un cabinet médical délègue son secrétariat téléphonique à un partenaire local.
C’est avant tout un mode organisationnel qui privilégie la flexibilité, l’optimisation des coûts et l’accès à des compétences dédiées.
Exemples d’entreprises et de choix
- Une industrie automobile délocalise l’assemblage en Europe de l’Est et externalise la paie à un prestataire spécialisé.
- Un site e‑commerce externalise le service client multilingue sans délocaliser sa logistique, gérée localement.
- Une multinationale délocalise une partie de la production en Asie et externalise son helpdesk IT en Europe.
Comment choisir entre délocalisation et externalisation ?
La différence tient à la nature du transfert :
- Délocaliser = déplacer une activité dans un autre pays, tout en conservant la gestion et la responsabilité directe.
- Externaliser = déléguer une fonction à un partenaire externe, indépendamment de la localisation.
En bref : la délocalisation est une décision structurelle (implantation et pilotage direct), l’externalisation une décision organisationnelle (partenariat et flexibilité).
Délocalisation et externalisation peuvent se combiner selon les objectifs. L’essentiel est d’évaluer la nature de la fonction, le niveau de contrôle souhaité et les résultats attendus (coût, qualité, agilité).
👉 Pour approfondir d’autres distinctions utiles, consultez notre FAQ sur l’externalisation d’entreprise.