Un poste marketing interne coûte nettement plus que le salaire inscrit au contrat. L’écart ne tient pas qu’aux charges : il vient de six ou sept lignes qui ne figurent sur aucun budget, du recrutement au temps d’encadrement.
Cet article ne contient aucune grille de salaire. Il donne la liste des postes de coût à additionner, et la façon de les retrouver dans vos propres chiffres.
À retenir
Le coût complet d’un poste marketing se compose du salaire chargé, du recrutement, de l’équipement et des licences, de la formation, du temps de management, des heures payées qui ne produisent pas, et du coût du départ. Aucune de ces lignes n’est facultative, et la plupart ne portent le nom d’aucune ligne comptable. Notre repère de comparaison : 1 680 € par mois tout inclus pour un collaborateur dédié, face à un coût employeur français équivalent de l’ordre de 4 485 € par mois, soit 62,5 % d’écart.
Pourquoi comparer un salaire à un forfait fausse toujours le calcul
Le réflexe est universel. On prend le salaire brut d’un côté, un tarif mensuel tout inclus de l’autre, et on regarde lequel est le plus bas.
Ce calcul met face à face deux objets de nature différente. Le forfait d’un prestataire est un prix de sortie : il contient déjà tout ce qu’il a fallu engager pour que le travail soit livré. Le salaire est un prix d’entrée : il ne contient rien d’autre que lui-même.
Tout ce qui rend un salarié capable de travailler reste à financer ailleurs. Le trouver, l’équiper, le former, l’encadrer, absorber ses absences, le remplacer s’il part.
C’est pour cette raison qu’un dirigeant qui refait le calcul sérieusement arrive presque toujours à un montant qui le surprend. Pas parce qu’il aurait mal négocié un salaire, mais parce qu’il avait comparé une facture complète à une ligne de paie.
Ce que le contrat engage, au-delà du salaire
La première couche est la plus connue, et pourtant elle est rarement intégrée au raisonnement au bon moment. Les charges patronales s’ajoutent au brut, et elles ne sont qu’un début.
S’y greffent les congés payés, provisionnés chaque mois même s’ils ne sont pris qu’en août. La complémentaire santé, obligatoire et financée en partie par l’employeur. La prévoyance, dès que le statut cadre ou votre convention collective l’impose. La médecine du travail. La participation obligatoire aux abonnements de transport en commun, et les titres-restaurant si vous en proposez. La contribution à la formation professionnelle, que vous consommiez ou non le budget correspondant.
Aucun de ces éléments n’est spectaculaire pris isolément. Leur particularité, c’est qu’ils s’appliquent automatiquement, sans arbitrage possible, et qu’ils suivent le salaire à la hausse. Doubler un salaire ne double pas seulement le salaire.
Un point d’attention pratique : ces montants existent déjà dans vos documents. Le coût employeur mensuel figure sur les états de paie. Beaucoup de dirigeants raisonnent pourtant en brut par habitude, parce que c’est le chiffre qui a été discuté à l’embauche.
Le coût d’entrée : trouver quelqu’un, puis le mettre en route
Avant qu’un poste produise, il faut le pourvoir. Cette phase a un coût réel, et il est presque toujours compté pour zéro.
Rédiger l’annonce, la diffuser, trier les candidatures, mener les entretiens, faire passer un test technique, prendre des références. Ce travail consomme des heures, celles d’un dirigeant ou d’un responsable, donc les heures les plus chères de l’entreprise. Sur les métiers du marketing, où les profils confirmés sont sollicités en permanence, il en consomme davantage qu’ailleurs. Si vous passez par un cabinet, le coût devient visible, ce qui est déjà un progrès.
Vient ensuite la mise en route. Un nouveau venu ne produit pas au premier jour : il découvre vos produits, vos clients, vos outils, vos circuits de validation. Cette période est payée plein tarif pour une production partielle.
Le point qui change tout dans le calcul : ce coût d’entrée n’est pas un événement unique. Il se rejoue à chaque départ. Il doit donc être amorti sur la durée réelle d’occupation du poste chez vous, pas oublié après la signature. Un poste tenu neuf mois porte un coût de recrutement bien plus lourd, ramené au mois, qu’un poste tenu cinq ans.
Et il existe une variante coûteuse : le recrutement qui échoue. Période d’essai interrompue, mauvais casting repéré au troisième mois, désaccord sur le périmètre réel du poste. Tout est alors à refaire, et le compteur repart à zéro.
Les heures que vous payez et qui ne produisent pas
Un contrat à temps plein n’achète pas une année de production. Il achète une année de disponibilité, dont une partie ne sera pas productive, pour des raisons parfaitement légitimes.
Les congés, les jours fériés, les arrêts de travail, les jours de formation, les réunions internes qui ne relèvent pas du poste. Ajoutez-y la fraction incompressible d’une journée de bureau qui n’est pas du travail de fond.
Ce point n’est pas un reproche adressé aux salariés : il vaut dans toutes les entreprises, y compris la vôtre, y compris pour vous. C’est une réalité de calcul, pas de discipline.
Sa conséquence est simple à formuler. Le coût horaire réel d’un poste n’est pas le coût annuel divisé par les heures payées, mais par les heures réellement produites. L’écart entre les deux est significatif, et il joue dans le même sens que toutes les autres lignes de cet article.
L’équipement, les licences, et ce qu’un poste isolé ne rentabilise pas
Le matériel est la partie facile : ordinateur, écran, téléphone, mobilier, poste de travail. On sait la chiffrer, on l’oublie rarement complètement.
Les abonnements sont plus sournois, et le marketing en consomme beaucoup. Suivi de positions, exploration de site, analyse de profils de liens, planification des publications, mesure d’audience, banque d’images, suite créative. Chacun paraît modeste. La somme est un budget mensuel récurrent, qui vit souvent en dehors du coût du poste alors qu’il en fait partie intégrante.
Il y a plus gênant que le montant. Un poste isolé rentabilise mal un outillage complet. Beaucoup d’entreprises arbitrent donc vers des versions allégées ou vers l’outil unique qui couvre le plus de besoins, et la personne recrutée travaille avec un équipement en deçà de son métier.
Ce compromis ne se lit nulle part dans le budget. Il se lit dans la production, quelques mois plus tard, sous forme de travail plus lent et de décisions moins documentées.
Le temps de management, la ligne la plus chère et la moins comptée
Un poste marketing ne fonctionne pas sans quelqu’un qui tranche. Quelles priorités ce trimestre, quel budget sur quel canal, quel message, quelle validation avant publication.
Ce temps existe, quel que soit le montage retenu. Il se prélève sur l’agenda du dirigeant ou d’un responsable, c’est-à-dire sur les heures les plus coûteuses de l’entreprise, et il ne fait l’objet d’aucune écriture comptable.
Le supprimer ne le fait pas disparaître, cela transforme simplement le coût. Un poste marketing laissé sans arbitrage produit de l’activité sans direction : des publications régulières, des rapports mensuels, des campagnes maintenues, et aucune réponse claire à la question de savoir ce que tout cela a rapporté.
Ce temps se réduit à mesure que le poste gagne en autonomie, et à condition que quelqu’un ait écrit une fois pour toutes le cadre, les priorités et les circuits de validation. Il ne descend jamais à zéro.
Le coût de sortie : le départ, la vacance et la mémoire perdue
Les métiers du marketing tournent. Les profils sont recherchés, sollicités, et une partie d’entre eux passe en indépendant après quelques années.
Un départ enclenche une série de coûts qui se cumulent. Le préavis, rarement la période la plus productive. La vacance du poste, pendant laquelle les campagnes tournent sans pilote et les publications s’espacent. Le recrutement, à refaire intégralement. La montée en compétence du remplaçant, à repayer.
S’y ajoute une perte moins visible et souvent plus chère : le savoir qui partait avec la personne. Les accès et qui les délivre, les raisons derrière les choix passés, les tests déjà menés et leurs résultats, les particularités de vos clients. Si rien n’a été écrit, le remplaçant refait les mêmes essais, y compris ceux qui avaient déjà échoué.
C’est la ligne la plus facile à réduire, et la moins réduite : elle ne coûte rien tant que tout va bien, ce qui explique qu’on ne s’en occupe jamais avant qu’il soit trop tard.
Un intitulé, plusieurs métiers : le coût d’opportunité du marketing
Le poste marketing a une particularité qui déforme tout le calcul. Sous un intitulé unique, il recouvre des métiers distincts : référencement naturel, publicité en ligne, réseaux sociaux, création graphique, rédaction, mesure et reporting.
Rares sont les profils qui en couvrent plus de deux à un bon niveau. Ce n’est pas un défaut de motivation, c’est la nature de ces spécialités, qui évoluent chacune à leur rythme et demandent chacune leur veille.
Deux issues, donc, et chacune a son coût. Recruter un profil généraliste donne une couverture large et un niveau moyen partout, y compris sur le canal qui compte le plus pour vous. Recruter un spécialiste donne un vrai niveau sur un domaine, et laisse les autres à couvrir ailleurs, ce qui ajoute un budget que la comparaison initiale n’avait pas prévu.
Cette contrainte-là ne se résout pas avec de la méthode. Elle se résout en décidant ce que vous voulez vraiment faire, avant de décider qui le fera. Le guide dédié détaille ce choix, avec ses avantages et ses limites : recruter un profil SEO ou externaliser.
Reconstituer votre propre chiffre, et ce à quoi le comparer
L’exercice prend une heure et se fait sur vos documents, sans hypothèse extérieure. Il n’a pas besoin d’être juste à l’euro près : il a besoin d’être complet.
| Ligne de coût | Où la trouver chez vous | Comment l’étaler |
|---|---|---|
| Salaire chargé | états de paie, coût employeur mensuel | tel quel |
| Recrutement | facture de cabinet, ou heures passées valorisées | sur la durée réelle d’occupation du poste |
| Équipement | factures d’achat du poste de travail | sur sa durée d’usage |
| Licences et abonnements | relevé bancaire ou comptes de charges | par mois |
| Formation | budget engagé, plus les jours d’absence associés | par an |
| Management | heures repérées dans votre agenda, valorisées | par mois |
| Absences et vacance | historique du poste ou du poste précédent | par an |
Le total obtenu est votre coût réel. C’est ce chiffre, et lui seul, qui peut être comparé au tarif d’un prestataire ou au coût d’un collaborateur dédié.
C’est aussi ce que recouvre le repère que nous utilisons. Un collaborateur dédié Rouge Hexagone coûte 1 680 € par mois tout inclus : le recrutement, la formation, l’équipement, l’encadrement sur place à Antananarivo et le chef de projet français sont compris dans ce montant. Le coût employeur français équivalent se situe autour de 4 485 € par mois, soit 62,5 % d’écart, et il reste à y ajouter chez vous les lignes que ce forfait absorbe déjà.
Les licences métier propres à votre activité, elles, restent à votre main dans les deux cas : elles ne départagent pas la comparaison.
Externaliser pour réduire le coût complet d’un poste marketing
Comparer un salaire brut à un tarif d’externalisation ne suffit pas. Un poste interne implique aussi le recrutement, l’équipement, la formation, les licences, le temps de management et les périodes de moindre production. Externaliser avec un collaborateur dédié permet d’intégrer une grande partie de ces coûts dans un forfait mensuel unique, tout en conservant une ressource qui travaille au quotidien pour votre entreprise. Chez Rouge Hexagone, le forfait de 1 680 € par mois comprend notamment le recrutement, la formation, l’équipement, l’encadrement à Antananarivo et le suivi par un chef de projet français.
Questions fréquentes
Pour aller plus loin
L’arbitrage complet entre recruter un profil et externaliser, avec les critères qui départagent vraiment, est traité dans le SEO en interne ou externalisé.
Le détail des postes marketing externalisables, métier par métier, figure sur notre offre webmarketing.
Rouge Hexagone fournit des collaborateurs dédiés depuis plus de dix ans, avec plus de 90 employés à Antananarivo et des références comme Foncia, E.Leclerc ou Groupe Atlantic. Un poste est opérationnel en 10 jours, le premier mois est satisfait ou 0 €, et vous conservez la liberté de partir à tout moment.
Vous voulez comparer votre coût réel à celui d’un collaborateur dédié ? Échangez avec un chef de projet français.



